NOW ON SALE: DEVIL'S WARD

DEVIL'S WARD


Dive into a dark world of ancient rituals and modern madness in this gripping French occult thriller.

An impossible murder. A hospital built on cursed ground. A cop who sees the darkness in everyone.

Commissioner Ael Guivarch is a rational man. He trusts facts, evidence, and doesn't believe in ghosts. But the evidence is impossible to ignore: pentagrams drawn in human blood, children kidnapped, and ordinary citizens possessed by a singular, murderous intent.

There is no motive. No connection. Just pure, unadulterated rage.

Guided by a cryptic psychologist and a team of eccentric experts, Ael unearths a conspiracy that spans generations. A sect has been waiting for this anniversary to complete a ritual interrupted five hundred years ago.
From the sterile hallways of the maternity ward to the rain-slicked rooftops of Nantes, Ael must face a horror that defies science. But how do you arrest a demon? And what if the only way to stop the "Legion" is to sacrifice your own soul?

A dark, visceral French occult thriller that blends gritty police procedural with supernatural horror. Perfect for fans of Stephen King and Jean-Christophe Grangé.

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NOW ON SALE: PRIMAL COLD

PRIMAL COLD


WHITE AS DEATH. COLD AS THE GRAVE. AND HUNGRIER THAN HELL.


Thirteen thousand feet up in the Swiss Alps, on the jagged peak of Piz Roseg, silence is a death sentence.


When a professional film crew and a veteran meteorologist are trapped by a storm of the century, they expect to fight the cold. They expect to fight the wind. They are prepared for a whiteout.

They aren't prepared for what’s hiding inside the flakes.

It isn't just weather. It’s an appetite.
As rescue helicopters drop from the sky and their modular refuge becomes a high-altitude tomb, the survivors are pushed to the brink of madness.
They must shed their humanity and find the primal instinct to survive what they have awakened.
In this claustrophobic hell, the lines between man and beast are blurred by a terrifying, genetic fear.

In the heart of the blizzard, the only thing colder than the ice is the instinct to survive.

A high-octane homage to cult Hollywood horror and classic creature features, masterfully playing with the tropes of B-movies and survivalist dread to take you on a relentless, heart-pounding journey. For fans of Michael Crichton’s Prey, John Carpenter’s The Thing, and the claustrophobic dread of The Mist.



NOW ON SALE: SCARRED

 SCARRED


The cuts appear without warning. No pain. No explanation. Just blood—and no way to stop what's coming next.


Sam dismisses the first wound as an accident—he's always been clumsy.
But when identical scars appear on his friend and co-worker, he realizes something impossible is happening. The wounds are too surgical, too precise, too wrong.
Within days, the scars are multiplying. Spreading. Deepening.
As his body begins to betray him, Sam must unravel a mystery before it's too late.

A brutal descent into body horror, paranoia, and guilt you can't outrun.


SCARRED delivers:

  • Extreme body horror
  • Psychological intensity
  • Relentless pacing with shocking revelations
  • A French noir atmosphere
  • Medical horror with supernatural undertones

Perfect for fans of extreme horror, medical thrillers, psychological horror, mysteries with bite, like The Ruins by Scott SmithAnnihilation by Jeff VanderMeer or Cronenberg's body horror classics

CONTENT WARNING: Graphic body horror, adult situations, disturbing imagery. Recommended for mature readers only.


NOW ON SALE: SERIAL: A KILLER'S JOURNAL

SERIAL: A KILLER'S JOURNAL


"He’ll get under your skin. Literally."


DARKLY FUNNY. BRUTALLY HONEST. DISTURBINGLY RELATABLE.


A physical therapist by day. A meticulous killer by night. And he's keeping a journal—for you.

He doesn't just despise society's mindless masses. He's conducting experiments on them. One scalpel. One basement laboratory. One victim at a time.

From his first fumbling kill to a shocking finale, witness a sociopath's evolution through his own unflinching eyes.

If you liked DexterAmerican PsychoYou or The Collector, you won't be able to put this French psychological thriller down.

WARNING: Contains graphic violence, psychological manipulation, and a narrator who will make you question your own morality.


Dans le creuset d'Esoterre, cinquième partie

Maintenant que l'intégralité des épisodes de la première saison d'Esoterre est sortie, me revoici ! Si vous n'avez pas encore tout lu, je vous encourage à repasser plus tard, même si je vais essayer d'éviter les gros méchants spoilers, ce serait bête de vous pourrir un peu la surprise (parce que je me connais, je ne vais pas pouvoir m'empêcher de laisser fuiter deux-trois petits trucs)… Et vu qu'en plus, vous êtes assez malins pour lire entre les lignes, il y a de fortes chances que vous comprenez mes sous-entendus. 

Bref, si vous n'avez pas fini Lacrima, repassez plus tard, on vous garde tout ça au chaud.

Vous connaissez donc désormais les principaux protagonistes de l'histoire et ceux qui ont  survécu (plus ou moins) à ce premier cauchemar. J'imagine que plusieurs petites choses vous ont taraudés ou offusqués, notamment la mort d'un certain personnage et la survie d'un autre. Vous vous demandez peut-être pourquoi j'ai décidé de faire disparaître ce protagoniste pourtant central de l'intrigue et suffisamment particulier pour gagner automatiquement son ticket pour la saison 2. Eh bien en fait, c'est justement pour cela que je l'ai tué. 

C'est logique, après tout : cet individu était trop à part dans la distribution. Et puis, vu ses capacités, je vous avoue qu'il aurait aussi été un peu encombrant pour la suite… Non pas que je n'aurais pas su qu'en faire (au contraire), mais parce qu'il aurait sans doute occulté les petits copains…

Mais vous devinez déjà certainement plusieurs pistes de la saison 2. Oui, il y aura bien trois fils narratifs complémentaires ; oui, vous en apprendrez plus sur l'Hadès, l'Ordre et sur les mystères qui entourent Lucas ; oui, ça va être horrible, aussi. 


À vrai dire, le premier épisode de la deuxième saison, qui devrait s'appeler "Ici, des monstres" si je ne change pas encore d'avis, va de loin être plus horrible que ce que vous avez pu lire dans les précédents épisodes. En fait, toute la saison 2 est bien partie pour être très, très noire. Ne venez pas dire que je ne vous aurais pas prévenus. Il y sera beaucoup question de folie, de remise en question profonde de plusieurs personnages, d'abandon (prenez ça comme vous le voulez, je ne vous en dirais pas plus). Il y aura aussi de l'espoir, bien sûr. Au bout, là-bas.

Bon, j'arrête, ça commence à faire camelot qui essaye de fourguer sa came. Désolé.









Dans le creuset d'Esoterre, quatrième partie

Comme promis, me revoici, quelque temps après la sortie des deux premiers épisodes d’Esoterre. Vous avez déjà peut-être fait connaissance avec Lucas, Sélène, Charles et compagnie, mais pour ceux d’entre vous qui se demandent qui diable sont ces gens, je vais essayer de ne pas trop en dire, histoire de ne pas leur gâcher la surprise (car ils vont très bientôt se rattraper là-dessus, je n’en doute pas).
L’élaboration du premier épisode, Le village, a été plus complexe que prévu – même si ce n’est peut-être pas évident, pour le lecteur (et si c’est transparent, tant mieux, c’est que je n’ai pas trop mal fait mon boulot). Les difficultés rencontrées sont les mêmes que pour la mise en place d’un pilote de série télévisée : introduire tous les personnages sans pour autant sacrifier la narration et son rythme, donner des pistes et indices sur l’univers et ce qui s’y trame sans trop déflorer, tout en instillant suffisamment pour titiller la curiosité.
 

Je me suis d’autant plus compliqué la tâche que tout ce petit monde fait ses trucs dans son coin et que je vous promène de certains lieux et protagonistes à d’autres. Et ça va durer un certain temps, je vous l’assure. Ce ne seront pas des voies parallèles, bien sûr : elles vont se croiser, se mêler, peut-être se nouer, même, mais je vais garder cette alternance pendant toute la saison… et après, aussi. Et je soupçonne que certains développements vont vous surprendre…


Je sais déjà que certains d’entre vous se sont attachés à tel ou tel personnage – parfois à mon grand étonnement. Ce qui m’étonnerait le plus, ceci dit, c’est que vous craquiez pour l’un d’entre en en particulier, qui apparaît en toute fin d’Anésidora. Il y a de fortes chances que vous le détestiez et je vous garantis que ça ne va pas aller en s’améliorant.

Sans parler d’atomes crochus, je vous avoue que c’est mon chouchou, parce qu’il est extrême (ceux qui ont lu les autres romans connaissent mon attachement à ces personnages à vif), mais qu’il suit une moralité bien à lui qui force le respect. Et qui fait vomir, aussi, dans le même temps. C’est le fou de mon échiquier, si vous voulez.


À vous, maintenant, de trouver qui sont les autres pièces maîtresses du jeu…
 

Quant à ce "jeu" proprement dit, vous devez tout juste commencer à en deviner quelques règles. Vous devriez avoir quelques indices supplémentaires dans l’épisode 3, Confluence, et surtout, dans le suivant, Éons – mon épisode préféré. On en reparle ?

D’ici là, n’hésitez pas à laisser vos commentaires, hypothèses et autres avis sur ce blog ou la page Facebook d’Esoterre, c’est là pour ça et j’y rôde pas mal…

.DDF

Dans le creuset d'Esoterre, troisière partie.

Dernier billet avant la sortie d’Esoterre

Je vous en réserve quelques-uns pour plus tard, une fois que vous aurez eu la possibilité de rencontrer les personnages et l’intrigue. Et c’est pour bientôt !


Mais revenons à nos ovins du jour…
J’ai récemment dévoré la série Stranger Things – que je vous conseille évidemment, et qui partage plusieurs thèmes avec Esoterre. Guère étonnant, vu que nous avons, les scénaristes et votre humble serviteur, les mêmes références générationnelles, j'imagine...
 

Il y a un aspect que j’adore, dans les séries et films de cette époque et de bien d’autres, qui je crois participe beaucoup à l’attachement qu’on peut avoir envers ces divertissements. On parle beaucoup des coups de théâtre, dans les œuvres de fiction, de ces révélations qu’on ne voit pas venir, mais moins de ce j’appellerai tout bêtement l’effet « Je le savais ! ».


Vous savez, ces dévoilements narratifs qu’on voit venir, petit à petit. Ces indices et sous-entendus qui s’accumulent crescendo, instillant le doute, aiguillonnant l’imagination. On se dit « peut-être que… », puis « et si… », avant de passer à « je suis sûr que… », lequel enchaîne aussitôt sur la confirmation à l’écran.
 
J’aime cela, car c’est pour moi la grande interaction entre les scénaristes et les spectateurs. Un jeu du chat et de la souris qui, bien orchestré (car l’air de rien, ce n’est pas facile à doser), implique le spectateur dans l’histoire, en lui offrant non seulement la possibilité de s’y projeter, mais aussi en le récompensant avec le ravissement d’avoir deviné juste avant qu’on ne le lui explique. C’est évidemment une fausse joie (quand, là encore, l’effet est volontaire), mais elle n’en est pas moins exaltante, non ?

J’ai bien sûr voulu mettre une certaine dose de « Je le savais ! », dans Esoterre. Mais je vous préviens/rassure/avertis : il aurait été trop simple et un peu frustrant, pour vous comme pour moi, de ne pas les cacher parmi quelques fausses pistes et coups de théâtre que j’espère, pour le coup, vraiment inattendus. Cela, ce sera à vous de me le dire…




Dans le creuset d'Esoterre, deuxième partie.


Vous le savez peut-être (je le revendique publiquement à chaque fois que j’en ai l’occasion, quitte à saouler tout le monde avec ça), je suis un immense fan de l’œuvre d’Howard Philip Lovecraft.
C'est lui, là :
(Vous pouvez lire une partie de son œuvre là, par exemple. Faites-le. Vraiment.)

J'ai découvert Lovecraft assez jeune, vers les 12 ans, à un âge où on ne devrait pas lire Lovecraft, même si l'horreur qui suinte de ses textes n'est pas de celle qu'on réprouve habituellement. Pas de violence gore, pas de trash, mais une noire poésie qui met mal à l'aise et un univers novateur, peuplé de monstres innommables, de réalités inimaginables et de fous furieux. Un peu comme le monde politique, mais en plus sympa.


Plus tard, devenu plutôt pas mauvais dans la langue de Shakespeare, j'ai redécouvert ses écrits en version originale. Aussi remarquables que soient les traductions de ses textes, leur forme originelle est inimitable. Car Lovecraft n'est pas un écrivain, mais un musicien. Enfin, c'est comme ça que je le vois. Chaque phrase est une mélodie, chaque chapitre un mouvement, chaque histoire une symphonie. Plus que quiconque, il m'a fait réaliser qu'une histoire était bien plus qu'une succession de phrases... au point où même si l'on n'entend pas les mots, leur musique suffit à poser une atmosphère. 
 

Je me suis toujours efforcé d'injecter cette musicalité dans mes textes, avec plus ou moins d'insistance - beaucoup dans En Série, moins dans la nouvelle Mon Byakhee à moi, par exemple. Certains passages d'Esoterre sont composés ainsi, aussi. Et pour cause...

Sans vouloir imiter le style d'Howie, ni m'immiscer dans son univers lovecraftien (parce que c'est comme ça qu'on l'appelle, donc autant vous dire qu'il en impose, le monsieur), ça fait longtemps que je tourne autour. J'évoquais Mon Byakhee à moi quelques lignes plus haut et les connaisseurs ont aussitôt repéré la lourde allusion. Mais cette nouvelle (disponible, soit dit en passant, dans le recueil papier et numérique Nouve11es, aux côtés d'autres petites histoires d'horreur, de SF et de trucs beuark) est plus un hommage qu'une incursion.

En fait, ça résume fort bien ma relation schizophrène avec le monde d'HPL (oui, j'ai plein de petits sobriquets sous le coude, pour lui) : vouloir y entrer pour lui rendre hommage tout en restant respectueusement à distance.


Avec Esoterre, j'entre de plain-pied dans le lovecraftien, sans y plonger le moindre orteil. En fait, me refusant à souiller son œuvre, je me suis permis de lui emprunter pas mal de petites choses et de les mélanger avec d'autres folklores, véritables ou fictifs et des personnages et évènements historiques, aussi. Bref, j'ai inventé mon petit monde parallèle à celui de Lovecrounet.

Des monstres, vous allez en croiser, dans Esoterre. La plupart (et sûrement les pires) n'ont ni tentacules, ni carapaces chitineuses suintantes d'humeurs fétides et poisseuses. Mais quelques-uns ont un petit côté... comment dire....
Voilà ! Un peu comme ça, oui... 
 









Dans le creuset d'Esoterre, première partie.



Esoterre, pour votre serviteur, c'est tout un tas de choses.
Un hommage, un fantasme de geek, un melting-pot d'idées.
Je vous raconterai une autre fois sa genèse, sous une tout autre forme, mais laissez-moi pour l'instant vous confier qu'avec mon roman Comme neige et la nouvelle Lune à vendre, c'est certainement ce qui se rapproche le plus de ce que j'aime, comme consommateur de divertissement littéraire et/ou audiovisuel. Comme lecteur et spectateur, quoi.

Si Comme Neige est pour moi un film d'horreur pop-corn et Lune à vendre un épisode "maison" de la Twilight zone, Esoterre est plus au croisement des X-Files et de ces documentaires à sensation qu'on trouve sur certaines chaînes de deuxième plan, surtout à des heures impossibles où ils profitent que les petites copines sont en pleine interruption nocturne des programmes. Vous savez, ces plaisirs coupables pleins de fantômes, d'ovnis, de témoignages saisissants, de reconstitutions tirées par les cheveux avec des musiques "tin-tin-tinnnnnn !" grandiloquentes.

Dit comme cela, bien sûr, ça ne fait pas très sérieux, mais en coulisse, ça n'est un peu plus. Esoterre, c'est un jeu pour relier maintes croyances et mythologies, de les fondre en une seule histoire. C'est bien sûr un poil ambitieux, comme idée, mais c'est là que vient justement faire contrepoids la narration si particulière de la série télévisée – et du feuilleton littéraire.

Je reprends dans Esoterre beaucoup de codes de la série, aussi bien dans la progression de la narration : coups de théâtre, évolution des personnages, découpage… je crois qu'entre deux chapitres, on entend presque le jingle pub, dans un coin de sa tête. D'une certaine façon, ça fait aussi partie de l'expérience que je veux proposer dans cette série.

La première saison, en cinq épisodes, est une porte ouverte sur bien d'autres histoires à venir. Sa narration est très "feuilletonnesque", c'est une seule aventure morcelée. Je ne dis pas qu'il en sera tout à fait de même pour la suite (OK, j'avoue, je sais que ce ne sera pas pareil, vu que la structure des prochaines saisons est déjà –presque - arrêtée).

Vous allez bien sûr trouver toutes sortes d'indices sur la suite, plus ou moins évidents, mêlés à de fausses pistes (sinon, où serait le plaisir). Mais ils n'ont pas fini d'en voir des vertes et des pas mûres, les personnages d'Esoterre.  Eux et quelques autres aussi. Mais ça aussi, on en reparlera plus tard… et là aussi, il y a des indices… Mouahahahahaha.

Inspirations

J'ai toujours aimé raconter des histoires. Ça fait très "cliché", de dire ça, pour un auteur, mais c'est pourtant vrai.

Attention, le petit Watto va sortir.
Je me souviens que gamin, je passais des heures à mettre en scène mes petites figurines Star Wars dans des tableaux figés. Je crois que ma mère s'inquiétait un peu de ne pas me voir les faire se battre comme le font la plupart des garçons, à grand renfort d'effets sonores à la bouche, de mouvements brusques et de confrontations physiques brutales entre, disons, Cispéo et Greedo. Non : j'étais calme, trop calme. Quand mes compositions me convenaient, je restais assis devant, me racontant les histoires illustrées par ces tableaux dans ma tête : dialogues, descriptions, pensées. Jusqu'à ce que l'aventure nécessite un nouveau tableau-charnière, une nouvelle image-clef. J'ai gardé cela pour l'écriture de mes romans en construisant mes histoires autour des ces "nœuds narratifs".

Greeeeeeeeeeat story, dude !
Adolescent, bien sûr, je suis passé à l'étape suivante : écrire pour de bon. De petites histoires que je n'ai, comme c'est souvent le cas, jamais terminées. Et c'est bien dommage, car elles étaient extraordinaires. Mais quand une nouvelle idée géniale vient en chasser une autre, on veut écrire tout de suite ce prodige, quitte à sacrifier ce qu'on faisait avant. Jusqu'à ce qu'une autre illumination prenne la suite.
Il y a quelques années, je suis tombé par hasard sur mes notes de l'époque. En fait, ce n'est pas un mal que je n'ai jamais rien terminé. Il y avait quelques bonnes idées - dont certaines que je vais peut-être reprendre, un jour, mais c'était quand même majoritairement pourri.

Burnout au boulot.
Puis vint la vraie vie d'adulte, dévoreuse d'imagination. Quoique je m'en suis plutôt bien sorti, devenu journaliste-testeur de jeux vidéo. Pendant des années, je me suis nourri de l'imagination des autres, extrapolant sur leurs univers pour injecter un peu de moi dans mes articles. C'est là, je crois, que ça a vraiment commencé à prendre forme. Je me suis essayé à différents styles, différentes approches narratives. Voyant mes collègues se jeter sur mes articles fraîchement sortis de l'imprimante et lisant les retours enjoués de lecteurs gamers, je me suis dit que je devrais peut-être m'y mettre pour de bon, à la fiction.

Et là, vous avez compris ?
À cette époque, j'ai croisé un auteur reconnu, un être d'une gentillesse extrême, qui a été le déclencheur. Peut-être - sûrement - m'a-t-il oublié (je ne dois pas être le seul à l'avoir gonflé avec plein de questions à la con), mais pour moi, ça a été une rencontre capitale. Et il m'a fait un cadeau incroyable : une disquette (oui, c'était les disquettes à l'époque) pleine de nouvelles inédites de sa plume.
Ça m'a terrorisé. Si je l'avais perdue, cette disquette, si quelqu'un la trouvait et exploitait ces textes signés de ce nom prestigieux, je m'en serais voulu à mort. À dire vrai, je n'ai pas osé lire le moindre fichier de ce rectangle de plastique. Parce que je ne me considérais pas digne de ce cadeau, mais aussi parce que j'étais terrorisé de faire une bêtise. Alors je l'ai démagnétisée, détruite, réduite en charpie. Ça me déchira le cœur, mais je me sentis soulagé, rassuré. Ces inédits étaient mieux protégés, ainsi.
Ces histoires, je suis certain de les avoir lues quelques années plus tard dans un recueil. Ce n'était donc que partie remise, Bernard. Merci.

Quand j'ai commencé à écrire En Série, des années plus tard, c'était sur les fondations de ce que cet écrivain m'avait raconté. Lui et quelques autres que j'avais eu l'honneur de croiser et embêter à leur tour. Raymond, notamment. Impressionnant de noblesse et de bonhomie.

Mais ce besoin de raconter mes histoires n'était pas encore mûr. Je crois que c'est justement parce que j'avais ma dose, en écrivant mes tests de jeux décalés, plus proches de la nouvelle que du compte-rendu technique. Jusqu'au jour où j'ai changé d'univers et ai dû adapter mes articles à de nouveaux supports où mon imagination n'avait plus droit de cité.
Le manque s'est fait sentir, mais il a fallu encore pas mal de temps pour que je trouve l'histoire qui, à mon sens, mériterait d'être écrite jusqu'au bout.

Le vrai visage du Sergent Garcia
Là encore, la vie a décidé pour moi. Une overdose de séries télévisées policières avec des tueurs trop romanesques, presque romantiques a fait germer l'idée d'un livre sur un tueur en série réaliste. Mes premières pistes narratives ne me convainquaient pas. 
Jusqu'à ce que je lise un thriller français, d'un excellent auteur très inspiré par l'imagerie hollywoodienne. J'ai adoré. L'histoire se déroulait du point de vue de l'enquêteur, à l'exception d'un chapitre, exprimant celui du tueur. Ça m'a fait flipper. Ça m'a donné envie d'une histoire entièrement lue par le méchant.
C'était ça que je devais faire ! Merci, Maxime.

Oui, mais non.
Alors je me suis lancé dans l'écriture de En Série – Journal d'un tueur. Qui a failli avoir un titre alambiqué – une erreur de jeunesse que commettent beaucoup d'auteurs, je crois. Ça a failli s'appeler "En souvenir des chimères". Joli, mais pas top.  Le titre final manque d'imagination, je vous l'accorde, mais au moins, il a le mérite d'être explicite. Avec ça, pas de risque de voler le lecteur sur la marchandise que je lui proposais. Aller au plus simple, c'est viser le cœur au plus près.